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mouvement des femmes Iraniennes

mouvement des femmes Iraniennes

Wednesday, February 03, 2010

voile

LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES
http://www.ldif.asso.fr

Communiqué
Paris, le 3 février 2010



Le « parti des opprimés » adhère à la soumission de 50% de l’humanité !

La LDIF fait part de son indignation face à la décision du NPA de présenter en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, une candidate voilée. Le double langage de ce parti éclate ainsi au grand jour : d’un côté il se revendique comme le parti des opprimés mais de l’autre il adhère à un symbole, le voile islamique, qui sous toutes les latitudes signifie ségrégation entre les sexes, invisibilité du corps des femmes dans l’espace public, statut de second rang pour les femmes.
Par ce geste, le NPA fait table rase du combat des femmes des pays de culture musulmane qui comme Djemila Benhabib (1) ont osé affronter tête nue les tueurs islamistes. La NPA se solidarise avec les pires dictatures, au premier rang desquelles, la République Islamique d’Iran, qui, rappelons-le, dès février 1979 au lendemain de son arrivée au pouvoir imposa le voile aux femmes, malgré l’opposition farouche dont des milliers d’entre elles firent preuve. 30 ans après la révolte héroïque de la jeunesse iranienne, n’aura donc pas décillé les yeux des militants du NPA !
Dans une lettre ouverte datée du 13 novembre 2009, adressée à la mission Gérin, Djemila Benhabib (1) écrit : « Trop de femmes dans le monde se font encore humilier, battre, violenter, répudier, assassiner, brûler, fouetter et lapider. Au nom de quoi ? De la religion, de l’islam en l’occurrence et de son instrumentalisation. (…) La pire condition féminine dans le globe, c’est celle que vivent les femmes dans les pays musulmans. C’est un fait et nous devons le reconnaître. C’est cela notre première solidarité à l’égard de toutes celles qui défient les pires régimes tyranniques au monde. Qui oserait dire le contraire ? Qui oserait prétendre l’inverse ? Les islamistes et leurs complices ? ».
Le NPA répond donc positivement à cette question, affichant ainsi qu’il gomme d’un trait de plume 50 % des oppimé-es !
Nous demandons au moins au NPA de cesser d’utiliser des mots dont il ignore le sens : féminisme, laïcité, égalité, émancipation. Et sans doute aussi, liberté et fraternité.

Annie Sugier, Présidente de la LDIF (tel : 06 38 39 42 92)
( 1) En pièce jointe, l’intégralité de la lettre de Djemila Benhabib auteure de ma vie à contre coran ( édition VLB).
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