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mouvement des femmes Iraniennes

mouvement des femmes Iraniennes

Wednesday, February 20, 2013

Communiqué de presse



le 20 février 2013


Une française à la présidence du Comité pour l’élimination de  toutes les discriminations à l’égard des femmes


La présidence du Comité de la Convention pour l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes revient, cette année, à Nicole Ameline, élue le 11 février dernier. Experte au Comité depuis 2008, Nicole Ameline a beaucoup œuvré, en tant que ministre, pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et s’est impliquée dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
La CLEF salue l’élection d’une française à la tête de cette instance des Nations-Unies, indispensable à la promotion des droits des femmes en France et dans le monde et ce, pour  la première fois depuis la création du comité en 1979.
Et particulièrement en cette année 2013, hautement symbolique pour l’application en France des principes de la convention, basés sur la lutte contre les discriminations et l’égalité entre les femmes et les hommes.
2013 est en effet l’année du 30ème anniversaire de la ratification par la France de la convention. 
C’est aussi en 2013 que la France doit remettre au comité le prochain rapport gouvernemental et que parallèlement, la CLEF, doit établir, avec ses associations partenaires, un rapport alternatif, regard critique sur l’action du gouvernement vis à vis des droits des femmes et force de propositions pour lutter contre les discriminations.
Clés.

Tuesday, February 19, 2013

LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES

 
Association créée par Simon de Beauvoir
6 place Saint-Germain des Près, 75006 Paris

                                                                COMMUNIQUE                   18/2/2013

Droit des pères contre droit des mères ?
La souffrance d’un père qui en vient à se retrancher au sommet d’une grue en plein hiver, pour protester contre le refus de la justice de lui accorder un droit de garde pour sa petite fille est sans doute sincère  et respectable.Ce qui l’est beaucoup moins ce sont les  commentaires indignés  et caricaturaux  à l’encontre d’une justice qui,  par simple habitude  ou en raison d’un modèle qui daterait des  siècles passés, donnerait systématiquement la garde à la mère au prétexte « qu’on ne peut  séparer un enfant de sa mère ».C’est oublier que  ce droit accordé aux mères et relativement récent, et qu’il n’y  a pas si longtemps en France, les mères  avaient besoin de l’autorisation du père pour pouvoir sortir du territoire avec leur enfant.  C’est oublier aussi que le prix à payer pour toute « inconduite » de la  femme était la séparation à jamais des ses enfants. Il n’est que de se  souvenir du fameux roman de Tolstoï Anna Karenine. De nos jours encore, dans nombre de pays dominés par des lois religieuses profondément ancrées dans la tradition patriarcale, la mère n’est que la nourrice temporaire de l’enfant, dont la garde appartient qu’au père.C’est  oublier  enfin que,  si le droit a évolué en occident  dans un sens plus équitable vis-à-vis des femmes, ce qui  fait encore et toujours la différence , c’est la  prise en charge matérielle des enfants : les femmes assurent majoritairement le travail ménager  ( 64% des heures consacrés aux tâches ménagères sont assumées par les femmes) . Et  selon la ministre des droits des femmes  les choses n’ont guère changé au cours des dernières décennies : : «  en vingt-cinq ans le travail domestique des hommes n’a augmenté que de six minutes ». La  soi-disant plus grande « disponibilité »  des femmes à ces tâches,  elles  la payent  par  une immense  précarité  professionnelle : 82% des salarié(e)s à temps partiel sont des femmes,  quant à l’inégalité salariale elle est criante (27%) et se répercute sur les retraites dont l’écart moyen avec celle des hommes est de 42%. Autre chiffre révélateur : les familles monoparentales qui sont à 85% des femmes seules avec leurs enfants.Non  un fait d’actualité aussi dramatique soit-il ne doit pas alimenter  une guerre des sexes  fantasmé par ceux qui ne comprennent pas le sens d’une véritable révolution féministe. Il ne s’agit ni de se venger du passé ni de refuser le présent..C’est au contraire l’occasion d’affirmer qu’il faut en finir avec les résidus d’un modèle patriarcal dépassé.
Le regard des juges dans ce type de conflit ne changera qu’à une double condition : que les hommes (massivement) assument  
effectivement la  part qui leur revient dans les tâches ménagères et  que les femmes,  dès le départ de leur relation avec leur compagnon,  marquent leur volonté de ne pas considérer que la prise en charge de l’’enfant est de leur responsabilité.Habituellement quand on parle du droit des femmes le public masculin ne se sent pas concerné.  Pourtant toutes les grandes conquêtes des féministes ont été obtenues en faisant alliance avec les hommes qui ont compris que c’était aussi leur intérêt de faire évoluer le droit car il y allait de leur propre libération : droit au divorce, droit à la libération sexuelle, droit à la double économie dans un foyer, … Et maintenant : reconnaissance des droits et des devoirs partagés du père et de la mère.Annie Sugier, présidente
 

Friday, February 08, 2013

COMMUNIQUE Le 7février 2013


                    
Les parlementaires interpellés au sujet d'une directive discriminatoire et sexiste de la FIFA

La Ligue du Droit International des Femmes, la CLEF et Femmes Solidaires ont demandé aux députés de réagir à la circulaire du 25 octobre 2012 de la FIFA levant l'interdiction du port du foulard islamique sur les terrains de football.

Ce texte est scandaleux à plus d'un titre :

-          en ce qu'il modifie de façon discriminatoire la loi 4 du règlement sur la tenue des footballeurs, jusque là fixée indifféremment pour hommes et femmes, puisqu'il précise que cette mesure ne s'appliquera qu'aux femmes-          en ce qu'il contrevient à l'interdiction de toute expression politique ou religieuse sur le terrain, règle qui s'est appliquée avec rigueur aux footballeurs dont certains ont été réprimandés pour avoir manifesté leur appartenance à une religion.-          en ce qu'il révèle l'esprit commercial de l'opération, l'adresse des fournisseurs de foulards agréés étant intégrée dans la circulaire.
Madame Catherine Coutelle, présidente de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée Nationale, ainsi que de nombreux députés de toutes couleurs politiques ont réagi et posé des questions écrites à la ministre des Sports Madame Fourneyron.

Madame Gonthier-Maurin, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat a fait savoir qu'elle posera une question orale à la ministre.

Au delà de ces interpellations c'est la question du respect des principes  de neutralité et de non discrimination inscrits dans les règlements sportifs, principes qui garantissent le caractère universel du sport, dépouillé de tout particularisme, qui est posée.

L'inquiétude des associations signataires est d'autant plus grande que Madame Founeyron a annoncé avoir transféré la compétence du ministère en matière de stratégie internationale au CNOSF.

Or le CNOSF n'a jamais osé discuter les positions du CIO lorsqu'elles se trouvaient en violation flagrante de l'esprit et de la lettre de la charte olympique.

Le CNOSF s'est incliné sans gloire devant le refus opposé aux athlètes français par le CIO de porter un insigne "Pour un monde meilleur" aux JO de Pékin, au motif qu'il exprimerait une opinion politique... Alors que dans le même temps le CIO encourageait la présence d'athlètes arborant leur religion, cédant aux exigences de l'Iran et des pays du Golfe, ce dont a encore témoigné la triste et ridicule apparition de la judoka saoudienne aux JO de Londres en juillet dernier, et la présence de 17 délégations avec des femmes voilées.


Annie Sugier
Linda Weil-Curiel
Ligue du Droit International du Droit des Femmes LDIF

Olga TrostianskyLa CLEF

Sabine SalmonFemmes Solidaires