Pages

mouvement des femmes Iraniennes

mouvement des femmes Iraniennes

Monday, June 24, 2013

“le fascisme tue, l’islamisme aussi”

Bonjour

Une des banderoles de la manifestation dite “antifasciste” du 23 juin proclamait “le fascisme tue, l’islamophobie aussi”
Khomeiny doit être content de voir son pseudo concept ainsi reconnu...

En revanche à ma connaissance pas le banderole pour dire “le fascisme tue, l’islamisme aussi”
L’islamisme aujourd’hui tue davantage que le fascisme, et sans entrer dans une comptabilité macabre, tue davantage de musulmans que “l’islamophobie”.

Et on pourrait en dire autant du sexisme, qui (aujourd’hui évidemment) tue bien davantage que le fascisme !
Y avait il une banderole sur ce sujet ?

Féministes, encore un effort pour être universalistes !

(ce message passera t il sur vos listes de diffusion ?)

--
Claudie LESSELIER
 Claudie.lesselier@wanadoo.fr

Françoise Héritier : "Les Femen reproduisent la malédiction du nu"

Le Point.fr - Publié le 18/06/13 à 19h13 



Pour l'anthropologue, professeure au Collège de France, le groupe de
féministes radicales remet inconsciemment au goût du jour un phénomène
ancestral.
Le 18 juin 2013, en Ukraine.Le 18 juin 2013, en Ukraine. STR / AFP
Propos recueillis par Victoria Gairin

Le Point.fr : Que pensez-vous de l'action des Femen ?

Françoise Héritier : Elles m'intéressent beaucoup. Déjà parce que toutes les
actions - non violentes, bien sûr - sont bonnes à prendre, y compris les
actions de provocation sexuelle. Mais également car elles renvoient à des
coutumes extrêmement intéressantes qui ont lieu dans des sociétés africaines
que l'on considère comme primitives. Il s'agit de femmes, pas seulement
jeunes et belles, mais parfois âgées, aux seins tombants, qui, pour
protester contre l'action ou les décisions de certains hommes, se
rassemblent et se déshabillent. À la vue de la poitrine et du sexe des
femmes, bien souvent, les hommes, horrifiés, finissent par céder.
Généralement, ils vivent cette nudité comme une grande malédiction.

Pourquoi ?

C'est l'arme de la nudité. En dévoilant leur sexe, les femmes montrent aux
hommes qu'ils ne seraient pas là si elles ne les avaient pas mis au monde.
Elles semblent dire : "Voyez d'où vous venez !" Or, si les hommes veulent
bien révérer la mère, ils ont horreur de l'idée qu'ils sont sortis de son
sexe. Je crois que les Femen, en montrant leurs seins, ont spontanément
retrouvé cette idée et reproduit la malédiction.

Cette malédiction existait déjà chez les Grecs...

Effectivement, on trouve quelque chose du même ordre dans l'histoire de
Déméter, la déesse des moissons. Ravagée par l'enlèvement de sa fille,
Déméter s'enferme dans son chagrin, refuse de sortir, et, cette année-là, il
n'y aura pas de récoltes. Pour lever la malédiction, Baubo, qui l'accueille
chez elle, lui propose une mixture d'orge et d'herbes. Mais Déméter n'en
veut pas, évidemment. Baubo va alors se dénuder, montrer son sexe à la
déesse, et le jeune Iacchos ; qui se trouve là, agiter sa main sous son
sein. Réjouie par ce spectacle, Déméter accepte enfin le breuvage, et les
récoltes peuvent avoir lieu. Dans ce cas présent, il ne s'agit pas de jeter
une malédiction, mais de la lever. Cependant, il s'agit toujours de
l'ostentation du sexe féminin. Avec cette idée que l'on retrouve dans bien
des institutions humaines, que celles qui causent le mal peuvent aussi le
résoudre...

Tuesday, June 11, 2013

Communiqué de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité



Informé du rapport Andrikiéne , proposé au Parlement Européen, « pour promouvoir la liberté de religion et de conviction dans le monde », l'Observatoire Chrétien de la Laïcité (France) souligne le grave danger que ce rapport fait courir à la liberté de conscience qui consiste dans le droit des citoyens des pays démocratiques  de choisir librement leurs  convictions, c'est à dire  d'avoir une religion, de n'en pas avoir et  d'en changer librement.
Contrairement à la notion de liberté religieuse qui consisterait selon ce rapport à défendre « le droit des parents d'éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions qu'elles  soient religieuses ou pas » ce qui supposerait «  le droit de  dénier toute interférence  dans cette éducation qu'elle provienne d 'acteur étatiques, si elle est opposée à leur conviction qu'elles  soient religieuses ou pas » la liberté de conscience suppose la neutralité de l'Etat et d'un système scolaire, fondé sur l'éducation au savoir théorique et pratique, sur des méthodes communes  de transmission et d'élaboration des connaissances,  sur une pensée rationnelle commune et l'acquisition d'un esprit critique positif,  et permettant l'apprentissage vécu de la citoyenneté démocratique et  du "vivre ensemble dans le respect des différences ". Il serait désastreux pour tout système éducatif dans une société sécularisée de femmes et d'hommes libres d'y introduire l'obligation à enseigner des convictions particulières, à la limite sectaires ou délirantes...

L'école n'est pas le prolongement de l'éducation parentale mais elle doit ouvrir l'enfant sur la vie sociale globale et sur la diversité légitime qu'inclut la liberté de conscience, et non imposer des points de vue particulier  que ce soient  des croyances particulières voire  des idéologies (religieuses ou non)   d'un Etat, en ce dernier cas non démocratique.

Le système éducatif ouvert à tous les enfants est de la responsabilité des Etat dans une  société sécularisée dans lesquelles l'Etat n'a pas à reconnaître, mais seulement à connaître, les diverses convictions et groupes de conviction des citoyens et s'adresse à  des enfants de toutes convictions.
Ce qui implique une neutralité du système éducatif dans le domaine des croyances et la définition des moyens d'une éducation humaine à une morale citoyenne fondée sur les valeurs communes qui permettent de fonder une démocratie.


Jean Riedinger
secrétaire l'O.C.L.

Adresse :
O.C.L.
Temps Présent
68 rue de Babylone

75007 Paris

POUR INFO





Bonjour,

Merci de bien vouloir trouver ci-joint un communiqué de presse conjoint de Manuel Valls, ministre de l’Interieur et de Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement, intitulé : 
En France, tous les deux jours, un homicide est commis au sein du couple - la lutte contre ces violences intrafamiliales est une priorité du Gouvernement 

Ministère de l’intérieur
MINISTERE DES DROITS DES FEMMES, PORTE PAROLAT DU GOUVERNEMENT
Le ministre de l’Intérieur
Manuel VALLS
La ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement
Najat VALLAUD-BELKACEM
Communique de presse conjoint
                                                                                  Paris, le 8 juin 2013
 
 
En France, tous les deux jours, un homicide est commis au sein du couple - la lutte contre ces violences intrafamiliales est une priorité du Gouvernement

Comme chaque année, la délégation aux victimes (DAV) du ministère de l’Intérieur vient de procéder à l’étude sur les morts violentes au sein du couple. Cette étude statistique a pris en considération tous les faits d’homicides, assassinats et violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, sur l’ensemble du territoire national.

Ainsi, l’an passé, 148 femmes et 26 hommes sont décédés, victimes de leurs compagnons ou ex-compagnons. Ce chiffre est en nette hausse par rapport à 2011 (28 décès en plus) et représente 22% des homicides de toute nature répertoriés au cours de l’année écoulée.  9 enfants ont également été victimes, en 2012, de violences mortelles exercées par leur père ou leur mère.

Il ressort également de cette étude que dans plus de trois-quarts des cas, les « agresseurs » ont utilisé une arme (blanche ou à feu). Par ailleurs, on constate dans 50% des cas la présence de substances (alcool, stupéfiants, médicaments psychotropes) susceptible d’altérer le discernement de l’auteur ou de la victime au moment des faits.
La Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains est ainsi chargée de préparer un nouveau plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes, aux priorités plus lisibles pour les acteurs qu’il engage, et aux effets plus concrets dans tous les territoires.

Avec les administrations de l’Etat, elle a déjà engagé les travaux pour l’extension du téléphone grand danger et la réalisation d’un plan de formation des professionnels concernés par les violences faites aux femmes, notamment les policiers et gendarmes chargés de l’accueil des victimes et du recueil des plaintes.
Manuel VALLS, ministre de l’Intérieur, et Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des Droits des Femmes, sont particulièrement déterminés à mettre en œuvre tous les dispositifs nécessaires pour lutter plus efficacement contre ces violences qui brisent chaque année trop de vies et de familles.
Contact : Maxime Ruszniewski-Bryner : 01 42 75 57 13 ou 06 22 07 72 46





Vous en souhaitant bonne réception

Très cordialement,

Secrétariat du service de presse
---------------------------------------------------------------------------------------
Ministère des Droits des femmes, porte-parolat du Gouvernement
Hôtel de Broglie – 35, rue Saint-Dominique – 75007 PARIS
presse-droitsdesfemmes@pm.gouv.fr    T. 01 42 75 88 16

Un mouvement à la Mai 68 s'est emparé de la société civile

Un mouvement à la Mai 68 s'est emparé de la société civile

LE MONDE | 06.06.2013 à 08h10 • Mis à jour le 06.06.2013
Par Pinar Selek (Sociologue, écrivain, militante féministe turque)
Les vents de résistance qui viennent d'Istanbul portent les voix de la Commune de 1871, les chansons de 1968 et les slogans du "printemps arabe". Moi, j'y ai aussi entendu les rythmes altermondialistes de Seattle en 1999 et les éclats de la manifestation pour le "mariage pour tous" à Paris.
Davantage que la quantité, c'est la pluralité de ces voix qui étonne dans la capitale turque : féministes, militant(e) s gays et lesbiens, anarchistes, artistes, anticapitalistes et écologistes, main dans la main. Contre la répression sanglante, ce mouvement, grâce aux réseaux sociaux, se répand à travers de nouvelles manifestations et grèves dans d'autres villes du pays.
Comment peut-on comprendre ce qui se passe ? "Est-ce une intervention contre le processus de paix ?", "une provocation des nationalistes et des kémalistes ?" Non ! Mais il faut prendre au sérieux cette inquiétude qui règne dans le pays depuis la naissance de la République, dont l'hymne national commence par les paroles suivantes : "N'aie pas peur !"
Même si le processus de dialogue avec le PKK a créé une détente dans la vie publique, ce sentiment d'inquiétude persiste. L'organisation secrète des bureaucrates civils et militaires, dite "Etat profond", même si elle a perdu son influence, cherche à se régénérer avec la complicité des nationalistes, par des alliances internationales avec le régime syrien, par exemple. L'assassinat récent de trois militantes kurdes à Paris, l'explosion, il y a quelques semaines, de bombes à Reyhanli, à la frontière avec la Syrie, la tentative des kémalistes de récupérer le mouvement renforcent ce climat d'insécurité. Toutefois, cette inquiétude ne doit pas cacher ce qui se passe dans les rues d'Istanbul, d'Ankara, d'Izmir ou d'autres villes.
Depuis longtemps, les rancoeurs s'accumulent : Istanbul est victime des politiques néolibérales qui, avec leurs projets urbains, interviennent dans tous les domaines de la vie. Les Tziganes, qui avaient imprimé leur style à leur espace, ont été chassés. Ceux qui ont pu rester sont dispersés. Les mécanismes de rejet des cultures ont atteint des dimensions fascisantes. Tandis qu'on détruit la nature, on repense les espaces comme Beyoglu, Sulukule, Tarlabasi qui formaient le coeur d'Istanbul.
La décision de sacrifier vingt arbres est la goutte qui a fait déborder le vase. Détruire le parc Gezi pour construire un centre commercial sur le mode ottoman, c'est rayer encore une fois l'histoire et la vie quotidienne à Istanbul. La résistance des jeunes autour de ces arbres est devenue le symbole du sauvetage de la ville. Mais c'est la répression violente qui a déclenché ces grands rassemblements.
Est-ce un "printemps turc" ? Non ! Celles et ceux qui s'intéressent à la Turquie savent bien que ce printemps, qui est aussi kurde, a commencé il y a quinze ans. Depuis longtemps, le pays est témoin de l'émergence de mouvements autour de "causes inédites". Sortant du cercle traditionnel, ces contestataires réussissent à remettre en question la définition de citoyenneté républicaine. Le mouvement féministe, le mouvement gay et lesbien, les antimilitaristes, les écologistes, les groupes de jeunes ont recréé un champ militant dynamique et multi-organisationnel.
Le système autoritaire turc, du champ politique à la vie privée, en dévoilant la structure intersectionnelle des rapports sociaux de sexe et d'ethnicité, relie ces groupes. Sa répression crée le rapprochement, l'association et la collaboration entre ces différents mouvements. A Istanbul, depuis l'assassinat du journaliste turco-arménien Hrant Dink en janvier 2007, on assiste à une diversification des pratiques militantes. Les plates-formes et les réseaux facilitent la diffusion des idées, des concepts et des revendications.
Cette mobilisation tire sa force de sa pluralité, de son autonomie et de sa créativité. Grâce à cette force, l'action va continuer sans permettre de récupération, ni de provocations. Mes ami(e) s montrent une autre image que celle d'une Turquie autoritaire : la révolution sociale. Un Mai 68 qui dure depuis quinze ans, et qui s'est enrichi tout au long de ces années de lutte. Pour ces raisons, je suis optimiste.
Hier, un ami du mouvement gay et lesbien, âgé de 22 ans et qui dort depuis quatre jours à Taksim, m'a dit très fermement : "Tout le monde nous croit désorganisés, mais on est très organisés."
Comme le dit l'actrice de théâtre Sebnem Sönmez : "Nous sommes là ! Pour notre place, pour notre parc, pour nos rivages, pour nos forêts. Nous avons appris les uns des autres qu'un arbre est un espoir. Dans le parc Gezi, nous n'avons pas seulement planté des arbres, mais aussi la démocratie et l'espoir."
Pinar Selek (Sociologue, écrivain, militante féministe turque)
Pinar Selek