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mouvement des femmes Iraniennes

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Friday, February 07, 2014

Martine storti

http://www.martine-storti.fr/
Novembre 2013 : Au liban on les appelles les déplacé-esVersion imprimableSuggérer par mail
Les femmes syriennes et palestiniennes réfugiées au Liban, victimes et actrices, enfermées dans la tradition et en rupture forcée avec elle.


Au Liban, on les appelle plutôt les « déplacé-es »

Toute de noir vêtue, seul son visage est visible, visage fin, fatigué, traits tirés, mais je vois bien qu’elle est jeune, très jeune même, 17 ans, peut-être 18, et dans ses bras un enfant auquel je ne donne pas plus de quelques jours, elle mendie avec son nouveau né dans une rue de Beyrouth, une mendiante parmi d’autres mendiants, c’est l’une des premières choses que l’on vous dit à propos des réfugiés syriens lorsque vous arrivez à Beyrouth, « maintenant il y a de la mendicité » (mais je verrai moins de mendiants dans les rues de la capitale libanaise que dans celles de Paris).

Je ne saurai jamais comment cette jeune femme est arrivée à Beyrouth ni comment elle y vit, juste savoir qu’elle est l’une parmi plus d’un million d’autres. Un million, (peut-être même est-ce davantage), tel est le chiffre avancé en ce mois de novembre 2013 pour dire le nombre de Syriens réfugiés au Liban : aux 800 000 enregistrés par le HCR (Haut commissariat aux réfugiés) il faut ajouter les Palestiniens de Syrie – 90 000, comptabilisés eux par l’UNRWA (Office de secours et de travaux pour les réfugiés de Palestine) et probablement quelques milliers de personnes qui ne figurent sur aucun listing. Ce chiffre est d’ailleurs en constant changement puisque chaque jour des femmes, des hommes, des enfants franchissent la frontière, dans des voitures, des cars, sur des motos, à pied, ainsi par exemple à la mi-novembre, ces milliers de réfugiés fuyant les combats de Qara et arrivant à Ersal, dans le nord de la Békaa, une ville plutôt pauvre et qui hébergeait déjà de très nombreux Syriens.

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