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mouvement des femmes Iraniennes

mouvement des femmes Iraniennes

Wednesday, September 03, 2014

Martine Storti

Si une plaque ne fait pas un ministère, le féminisme ne doit pas céder au simplisme politique

Comme d’autres féministes, j’ai reçu un texto du cabinet de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, m’invitant à assister, mercredi 3 septembre, à 19 heures, à un moment historique, celui où Marisol Touraine, je cite, « apposera la mention droits des femmes sur la façade du ministère pour bien marquer que le ministère des droits des femmes est encore bien là ».
Autant le dire, je trouve cette "cérémonie" ridicule et cette invitation quelque peu humiliante. 
Affirmer en effet qu’une secrétaire d’Etat rattachée à la ministre des affaires sociales et de la Santé, comme c’est le cas dans l’actuel gouvernement, est institutionnellement la même chose qu’un ministère de plein exercice, comme l’était le MDDF dont Najat Vallaud Belkacem était la titulaire, est quand même vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Une secrétaire d’Etat, n’est pas un-e ministre, elle n’assiste pas à tous les conseils des ministres, n’a pas de budget propre, ne peut pas signer de décret. De surcroîtle rattachement à lasanté et aux affaires sociales, limite considérablement le périmètre des sujets traités.
La question de l’égalité entre les femmes et les hommes ne relève pas de la santé ou des affaires sociales, elle est une question politique, à portée transversale, qui concerne l’ensemble des domaines et des enjeux (qu’ils soient sociaux, sociétaux, économiques, culturels, diplomatiques, judiciaires, policiers, militaires…) et qui donc se situe au niveau de l’ensemble de l’action gouvernementale.
Idéalement, un ministère des droits des femmes nedevrait pas exister. Idéalement en effet, si  chaque ministère et chaque administration était conscient-e qu’il y a un aspect genré dans son action, un ministère des droits desfemmes neserait pas nécessaire. Mais tel n’est pas le cas. Encore maintenant, malgré des progrès, il faut sans cesse exercer vigilance, attention, éveil, souligner que les effets de telle ou telle mesure, de telle ou telle loi, ne sont pas les mêmes pour les femmes et les hommes, compte tenu de leur place dans la société, créer des dispositifs permettant d’avancer sur le chemin de l’égalité et de la liberté.
Un ministère des droits des femmes de plein exercice a une double fonction. Une fonction symbolique, en tant que son existence indique une conscience de la transversalité de l’enjeu de l’égalité et de la liberté des femmes, une fonction d’aiguillon, de rappel à l’ordre, de propositions. Ces deux fonctions, déjà peu aisées lorsque le ministère est de plein exercice, ne peuvent être exercées par un secrétariat d’Etat rattaché à un ministère particulier.
 
Et une plaque sur un mur ou une porte n’y changera rien.
Je ne me rendrai donc pas à l’invitation de la ministre mercredi soir. Mais je n’irai pas non plus au rassemblement organisé ce soir mardi 2 septembre devant l’Hôtel Matignon, pour protester contre la disparition du MDDF. Le texte initié par le CNDF (collectif national des droits des femmes), signé de plusieurs associations et partis politiques qui appelle à ce rassemblement dénonce à juste titre cette disparition ; mais il est aussi flanqué d’un dernier paragraphe qui dénonce « un virage à droite très significatif » et affirme ne pas vouloir laisser « les acquis du mouvement féministe disparaître dans les affres d'un remaniement délétère ».
 Comme à chaque fois que le CNDF propose un texte, celui-ci n’est pas modifiable, c’est à prendre ou à laisser. Eh bien j’ai laissé. Parler de la suppression du MDDF suffisait. Vouloir y  ajouter un propos plus large – et en effet  le « mouvement féministe » peut et doit contribuer à l’analyse et à l’action politiques, en particulier dans l’actuelle situation, grave et complexe -  supposait autre chose que formules convenues et considérations politiques sommaires. Je ne m’étonne pas que le Parti communiste, le Parti de gauche, le Front de gauche se joignent volontiers à cet appel qui relaie leurs analyses à bien des égards simplistes.
 Post scriptum :
Depuis sa nomination au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem subit une volée d’attaques et d’injures sexistes, racistes, misogynes. Je souhaite et j’espère que le « mouvement féministe » lui apporte, sous cet angle-là, soutien et solidarité. Elle a ici les miens.

TOUS LES COMMENTAIRES

02/09/2014, 13:06 | PAR NIGHTTIMEBURD
Je ne vois pas bien ce que vous dénoncez ici comme des "formules convenues et considérations politiques sommaires". N'est-ce pas sommaire de noter en une phrase que "le PC, le PG et le FG se joignent volontiers à cet appel qui relaie leurs analyses à bien des égards simplistes" ? Sur quoi vous basez-vous ? Cela peut-il être évacué en une phrase ? Par ailleurs je ne vois pas non plus quelle contradiction vous trouvez entre le virage à droite très net du gouvernement et le fait que les droits des femmes sont soudain mis de côté. Ça me paraît au contraire plutôt logique.
02/09/2014, 13:30 | PAR LUCIDITY
, « apposera la mention droits des femmes sur la façade du ministère pour bien marquer que le ministère des droits des femmes est encore bien là ».

Je suppose qu'elle effacera par la même occasion Liberté Egalité Fraternité...
02/09/2014, 14:07 | PAR FREDERICPONCET
"le rattachement à lasanté et aux affaires sociales, limite considérablement le périmètre des sujets traités."
Si ce n'était que ça ! le rattachement à la santé et aux affaires sociales assigne les femmes à un rôle, ce que le féminisme dénonce justement (il me semble).
02/09/2014, 14:07 | PAR OURSE BLANCHE
inoui ces technos robotes ont perdus le sens du Reel,passons nous d'eux et d'elles,tout cela c'est de la com pour faire croire que ils et elles font kekchose..................
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.
02/09/2014, 15:18 | PAR MÈRE-GRAND
En gros, je suis d'accord avec cette vue des choses !
02/09/2014, 15:35 | PAR ANNICK VALIBOUZE
Une plaque pour le droit des femmes, après les avoir flouées principalement avec sa loi sur les retraites ?
Que c'est pervers.
Quel toupet a cette grande bourgeoise de Marisol Touraine !
02/09/2014, 16:31 | PAR MAUWA09
Le plus "interessant" sera la reception après la cérémonie
Champagne, petits-fours...?
Il faut bien qu'ils ou elles s'amusent un peu ...
C'est le con-tribuable qui paie !

02/09/2014, 16:53 | PAR BRIGITTE PINSON
Le meilleur ennemi des femmes, c'est le féminisme!
Il est stupide de parler d'égalité entre hommes et femmes, le terme équité serait plus approprié.
Je ne veux pas être l'égale d'un homme, je ne suis pas un homme.
J'ai autant de droits et de devoirs qu'un homme, ni plus ni moins, membre d'un groupe qui s'appelle "des êtres humains".
Quand je veux affirmer un point de vue, quand je discute avec quelqu'un, je le fais en tant que personne, que je m'adresse à un homme ou à une femme, et je me fiche totalement de savoir quel "genre" est en face de moi!
Une femme ministre de l'éducation nationale? La belle affaire! L'essentiel est dans les compétences et le travail accompli, en porte-jarretelles ou slip kangourou!
Tout ce cinéma, ce baratin, ça fatigue, beaucoup. Le mieux serait de ne pas en parler, de ne pas relever ces billevesées qui n'apportent rien à personne.
Le silence est la meilleure réponse à la vanité des choses et des gens.



02/09/2014, 17:35 | PAR NIGHTTIMEBURD EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE BRIGITTE PINSON LE 02/09/2014 À 16:53
Vous vivez dans quel monde, Brigitte Pinson ? Parce que ça n'est pas le même que le mien, et votre planète a l'air bien plus paisible.
02/09/2014, 17:38 | PAR JEAN-ETIENNE DELERUE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE BRIGITTE PINSON LE 02/09/2014 À 16:53
Et plutôt qu' "égalité", "égalité des droits" ça vous va ? Votre provocation : "Le meilleur ennemi des femmes, c'est le féminisme!" ne peut malheureusement que plaire aux machos et aux réacs.
02/09/2014, 18:36 | PAR NIGHTTIMEBURD EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE JEAN-ETIENNE DELERUE LE 02/09/2014 À 17:38
D'accord avec vous. Déjà de la part d'un homme, ce genre de commentaires... Mais alors de la part d'une femme, je trouve ça impardonnable. Incroyable.
02/09/2014, 19:44 | PAR STÉPHANE TABOURET EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE NIGHTTIMEBURD LE 02/09/2014 À 18:36
Mais alors de la part d'une femme, je trouve ça impardonnable. Incroyable : cela prouve simplement qu'il y a des femmes intelligentes et lucides.
02/09/2014, 23:47 | PAR ZUMBI EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE STÉPHANE TABOURET LE 02/09/2014 À 19:44
Visiblement il y a des hommes et des femmes qui sont aussi peu "intelligents et lucides". Ne pas distinguer les catégories d'"égalité" et d'"identité" vous ferait prendre des notes désastreuses dés votre première disserte de philo et à n'importe quel cours d'économie, où par exemple on vous explique que la première fonction de la monnaie est de créer une mesure commune (égalité/inégalité) à des choses qui par nature sont absolument différentes, comme une charretée de blé et un gramme d'argent.
Ou alors j'applique votre raisonnement : si je veux être l'égal d'un Noir, ça veut dire que je veux devenir noir ? Si les Juifs et les Protestants voulaient l'égalité avec les Catholiques, ça veut dire qu'ils demandaient la conversion ? C'était une discussion que j'avais souvent avec des collégiens du temps où j'enseignais, et qu'ils commençaient par répéter les âneries entendues çà et là, et la majorité de ces gamin/es comprenait.
Le pire ennemi de l'antiféminisme, comme de n 'importe quelle absence de pensée, c'est la sottise.
02/09/2014, 18:51 | PAR OURSE BLANCHE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE BRIGITTE PINSON LE 02/09/2014 À 16:53
la compétence et le courage,oui ,mais des femmes ministres qui miment les hommes c'est pas mieux que des hommes,c'est nul,,la preuve,rien ne se fait sans la conscience ,les femmes,les hommes,les lois ,bon  a nous de rester avec nos identités de femmes et nos projets de société differents de ceux des hommes,un projet solidaire et écologique de décroissance et de prendre soin de l'Autre,si c'est l'égalité pour faire comme eux,être dans les même poste,les même boulots,avec leurs lois,et être dans leurs visions patriarcales de domination de tout le Vivant ,non merci,je ne crois pas a l'égalité,mais a la différence et a son respect!!

02/09/2014, 20:01 | PAR SUE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE BRIGITTE PINSON LE 02/09/2014 À 16:53
vous auriez du commencer vous meme à appliquer votre derniere phrase
vous etes lamentable car votre liberte de vous exprimer vous la devez à toutes celles qui ont lutte depuis bien des decennies
mais que vous importe les autres toutes les femmes qui subissent les violences et les humiliations, il y a d'abord vous
02/09/2014, 23:42 | PAR BRIGITTE PINSON EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE SUE LE 02/09/2014 À 20:01
Ma liberté de m'exprimer je  la dois à moi-même, d'abord!
Quant aux femmes qui subissent les violences...je vous raconte ma vie? Les coups reçus et tout le reste?
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.
02/09/2014, 19:52 | PAR STÉPHANE TABOURET
J'ai connu une femme qui s'appelait Margaret Thatcher ; c'est d'ailleurs un grand mythe bourgeois que les femmes seraient "meilleures" (au sens moral) que les hommes : quiconque les fréquentent un tant soit peu sait que c'est faux : chez les femmes aussi, il y a l'avidité, la soif d'argent, la soif de pouvoir, l'envie, la jalousie. D'ailleurs les femmes PDG des entreprises du CAC 40 sont de bons petits soldats du capitalisme ; idem des femmes politiques : Merkel, Royal, Vallaud-Belkacem, Dati, NKM, la Morano .... allez je m'arrête là sinon je vais y passer la nuit et message à Mediapart : svp arrêtez de nous emmerder avec le soutien à l'ABC de l'égalité, c'est un truc pour les petites bourgeoises, les femmes prolétaires elles s'en tamponnent.
02/09/2014, 22:24 | PAR NIGHTTIMEBURD EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE STÉPHANE TABOURET LE 02/09/2014 À 19:52
Mais qu'est-ce qu'une personne comme vous fait ici ? Vous êtes abonné à Mediapart ? Et vous y trouvez votre compte ?
02/09/2014, 21:11 | PAR ANNE MARIE KIEFER
 "les femmes prolétaires elles s'en tamponnent."
Qu'en savez-vous ?Ce sont le plus souvent celles qui souffrent le plus de leur condition au sein du couple .
03/09/2014, 09:25 | PAR LAURENCE KLEJMAN
D'accord avec toi sur l'essentiel, Martine, mais j'ai du mal à imaginer que tu t'y retrouves dans la politique du gouvernement, en général, et en particulier.

Sunday, August 31, 2014

Comité des Femmes Contre la Lapidation.


Nous exigeons la séparation de l’Etat et la religion en IRAN.
Nous affirmons notre engagement à ouvrer en un réseau international de femmes pour la liberté, l’égalité, la justice, la paix, les droits des femmes et pour un monde libéré de toute violence.
Nous luttons pour l’élimination de toutes les formes de
discrimination à l’égard des femmes.
Nous luttons pour un monde où différence ne signifie pas inégalité, oppressions ou exclusion.

Thursday, August 14, 2014

Document.Théâtre de Rue.place Saint-Germain-des-Prés.( Simone de beauvoir) Paris 1982

nous avons montré la situation de terreur en Iran. exécutions massive des opposants
politique . les femmes enceintes .obligation de vêtements islamique anant mourir 

  

Monday, July 28, 2014

Offensives pour l'égalité

Les lundis 6 et 13 octobre de 14h à 20h

Université Paris Diderot, amphi Buffon

15 rue Hélène Brion 75013 Paris

Nous vous invitons à noter dès maintenant les dates de ces journées. Vous trouverez en pièce jointe le programme de cette manifestation.


Un programme détaillé et un lien pour l’inscription vous parviendront début septembre.

Cette manifestation s’adressant à un public large, merci de bien vouloir faire circuler l’information le plus largement possible.


--

Si vous souhaitez vous désabonner de la liste de diffusion de l'IEC, veuillez répondre à ce courriel et inscrire dans le sujet le mot "Désabonnement". (remarque : vous pouvez être inscrit-e sur des listes de rediffusion, dont nous n'avons pas la maîtrise).
   

Institut Emilie du Châtelet
, pôle Genre du GID
http://www.mnhn.fr/iec
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Rendez-vous le dimanche 3 aout a partir de 14h30 au café Ramus, 4 avenue du Pere-Lachaise, metro Gambetta.


Tuesday, July 15, 2014

Parisien du 11 juillet 2014

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Aprés 35 ans je suis toujours dans la rue contre le voile

 photographiée par Catherine Deudon

Nadia Ould Nadia Ben Missi la journée Mondiale sans voile




http://videos.leparisien.fr/video/journee-sans-voile-des-femmes-musulmanes-prennent-la-parole-10-07-2014-x218jhs

Femme sans voile 10 Juillet 2014 Paris


Une première manifestation réussie des femmes sans voile d'Aubervilliers.

Ce 10 juillet, en plein centre de Paris, à la  Fontaine des Innocents, sous un ciel lourd et gris, les femmes du collectif d'Aubervilliers sont arrivées, les bras chargés de panneaux, de bouquets de marguerites.

Bravant le regard étonné des jeunes qui déambulaient dans le coin , elles ont  tendu une corde entre deux arbres et accroché les panneaux sur lesquels elles avaient inscrits des slogans dénonçant le sens symbolique du voile, le sexisme qu'il véhicule, et exprimant leur volonté de se battre contre le patriarcat et pour l'égalité.

Puis, toujours entre ces deux arbres, elles ont tendu la banderole que nous avions fait réaliser sur laquelle était inscrit : « 10 juillet, journée mondiale sans voile », signé «  femmes sans voile d'Aubervilliers », et illustré d' un visage de  femme voilée,barrée et d'un visage de femme non voilée, les cheveux au vent.

Tandis qu'elles déployaient leur matériel dans la bonne humeur, en attendant l'arrivée des participant-es à l'événement, des petits groupes ont commencé à se former, en quête d'explications.
Certain(e)s stupéfait(e)s de l’initiative : « c'est très bien ! Vous avez raison ! » Deux jeunes filles, pourtant  non voilées, ont par contre interpellé les organisatrices, refusant manifestement d'admettre la signification du voile.

Et puis, il y a eu aussi pendant un bon moment un débat assez houleux avec un groupe de jeunes gens, à l'évidence venus des cités, qui ont commencé argumenter sur la question du voile, oubliant que ce ne sont pas eux qui le portent !

Enfin les prise de parole ont pu commencer devant un auditoire très attentif de quelque 100 à 150 personnes, composé de nombreuses responsables d'associations signataires de l'appel des femmes sans voile d'Aubervilliers.

Se sont exprimées Nadia B et Nadia O du collectif des femmes sans voile d'Aubervilliers, Mimouna, pour l'association Africa, Soad Baba Aïssa pour AMEL et Amina Shabou pour Femmes Migrantes Debout,. Elles ont expliqué le sens de l'action, le sentiment d'abandon de la part des pouvoirs publics et des politiques, et le cadre dans lequel cette action se situait.

Sont intervenues également la sociologue Chalhla Chafiq, qui a dit sa joie  en prenant connaissance du mouvement lancé par les femmes d'Aubervilliers, et Jami Nedai, réfugiée iranienne, cinéaste, qui a rappelé la manifestation en mars 1979 à Téhéran des féministes iraniennes pour s'opposer à l'obligation faite aux femmes en Iran de porter le tchador.

Laure Caille de l'association Égale et Libres Mariannes, a donné la liste des associations qui ont apporté leur appui à l'action des femmes sans voile d'Aubervilliers.

Pour conclure les organisatrices ont promis qu'il ne s'agissait que d'un début, sous les applaudissements de l'auditoire.


Annie Sugier, Ligue du Droit International des Femmes

Friday, July 04, 2014

Rassemblement




                                                                                                                                                                                                  






10 JUILLET 2014
JOURNEE MONDIALE DE FEMMES SANS VOILE
                                     Communiqué


        RASSEMBLEMENT le 10 juillet 2014
A PARTIR DE 18H00
A LA FONTAINE DES INNOCENTS
PARIS Métro Châtelet-Les Halles
 
 
Nous, Femmes sans voile d'Aubervilliers (France), adhérons totalement à l'action lancée par des femmes sans voile au Québec, qui appellent, le 10 Juillet 2014, à une journée sans voile, afin de dénoncer la condition des femmes qui sont voilées, peu importe où elles sont, qui elles sont, ou la raison pour laquelle elles portent le hijab, le niqab, la burqa, le tchador etc.
 
Mobilisées pour cet événement, nous appelons toutes les organisations qui approuvent la déclaration jointe au présent appel, à nous rejoindre pour organiser et participer à cette journée en France 
 
Les premières associations signataires:
Collectif femmes sans voile d’Aubervilliers, AFRICA, AMEL ( Association pour la Mixité, l’Égalité et la Laïcité en Algérie), EGALE ( Égalité, Laïcité, Europe), Ni Putes Ni Soumises, Libres MarianneS, Ligue du Droit International des Femmes, Regards de Femmes, Femmes Solidaires, 

Contact :
femmesansvoile@gmail.com
Nadia OULD :  06 78 51 00 17 et Nadia BENMIS:  06 32 38 12 17


DES FEMMES SANS VOILE S'EXPRIMENT !

Femmes sans voile

DES FEMMES SANS VOILE S'EXPRIMENT !

Femmes sans voile, françaises et fières de leur origine maghrébine, nous sommes exaspérées d'être importunées sans cesse par des extrémistes religieux au sujet de notre tenue vestimentaire. Elle serait non conforme à leur interprétation du Coran qui rendrait sacré le port du voile qu'ils voudraient nous imposer.

Riches de nos expériences passées, nous sommes en mesure de leur résister mais qu'en est-il des jeunes filles mineures qui subissent quotidiennement ces pressions et y cèdent ?
Elles ignorent peut-être que le voile n'est qu'un des aspects du patriarcat dont la polygamie, l'inégalité dans l'héritage, la répudiation, le divorce sur décision unilatérale du mari, etc. font partie, afin d’imposer la soumission des femmes.

Or, nous, fortes d'un long combat mené par des générations de femmes dans le monde, y compris dans nos pays d'origine, nous tenons à l’égalité et à la liberté. Nous refusons que la religion musulmane serve de couverture au patriarcat et soit un moyen de s’approprier le corps des femmes en le cachant et en le privant de toute liberté.

Le port du voile n'est pas lié à l'islam, il est antérieur de plusieurs millénaires à son avènement. La première mention de son port obligatoire remonte aux lois assyriennes (vers 1000 avant J.C.). La Bible l'évoque dans la Genèse et Saint-Paul l'exige pour les prières.
Que dit le Coran sur le voile ? « Dis aux croyantes de rabattre leurs voiles sur leurs poitrines » (Sourate XXIV, verset 31). L'interprétation de ce verset est illimitée. Les progressistes en ont fait un outil d'émancipation des femmes comme en Turquie au début du 20e siècle où les femmes se sont dévoilées, suivies par les Egyptiennes, les Tunisiennes, les Marocaines et les Algériennes lors de l’indépendance de leur pays.

Ce mouvement d'émancipation est contrarié et combattu par l'islam politique qui a fait de ce verset un outil d'oppression des femmes comme en Iran, en Afghanistan. Aujourd'hui, l’islam politique se déploie dans le monde entier avec le voile des femmes comme symbole de son projet. Le corps de la femme doit être dissimulé sous une burqa, un voile intégral, un jilbâb ou un tchador, etc. Dans de nombreux pays, certaines résistent et le paient encore de leur vie.

L'apparition massive du voile est choquante car elle montre l'étendue de cette influence sectaire et sexiste dans une France laïque et démocratique qui n'a pas donné à nos jeunes filles les moyens d'échapper à cette influence et les abandonne à leur sort.

Pour nous, il s’agit de ne pas confondre l’islam avec les interprétations archaïques  et manipulations des islamistes. Le voile est une discrimination qui s’ajoute à celles, multiples et multiformes dont souffrent beaucoup de femmes et de jeunes filles dans nos quartiers. Il n’est en aucun cas une réponse au racisme et aux discriminations.

a Nous pouvons et devons dire NON au harcèlement idéologique et au communautarisme.
a Restons mobilisées pour que le projet réactionnaire des islamistes échoue.
a La lutte contre les discriminations, les inégalités et le sexisme continue.
Nous sommes toutes concernées !
            Des femmes d’Aubervilliers

Wednesday, June 18, 2014

Remember

Hommage à notre chère et regrettée
                                                           Françoise Durand-Bossu

            Rendre hommage à Françoise Durand-Bossu est un devoir et un honneur, car elle l’aurait déjà mérité de son vivant. « Je suis une militante féministe de gauche ». C’est ainsi qu’elle s’est présentée à moi lorsque je l’avais rencontrée,  il y a au moins 25 ans, dans le séminaire mensuel de « Dialogue de Femmes ».
            Françoise était de tous les combats féministes et politiques. Elle s’est battue à « Choisir » auprès de Gisèle Halimi, est venue régulièrement à presque tous les séminaires de « Dialogue de Femmes » pendant 20 ans, a travaillé pendant longtemps au CNIDFF et a assisté tous les ans au Festival International de Films de Femmes dont elle épluchait le catalogue, allait de salle en salle et nous annonçait, à la fin de la première semaine : « J’ai déjà tout vu ! ». Ses  points de vue sur les films qu’elle visionnait étaient souvent d’une grande subtilité et d’une profonde intelligence. C’est pourquoi je l’avais priée, il y a une dizaine d’années, de se joindre à nous au conseil d’administration du Festival. Elle m’a répondu, avec son beau sourire : « Ah ! Tu me fais plaisir ». Ainsi, pendant plus de dix ans, nous avons profité de sa présence réconfortante et de ses conseils avisés.
            Que dire encore de Françoise sinon qu’elle lisait, réfléchissait, s’occupait et se préoccupait de toutes les causes, pas seulement et essentiellement féministes, mais aussi politiques, nationales et internationales. Que de fois j’ai été surprise par l’acuité et la pertinence de ses analyses politiques. Pourrais-je énumérer ici toutes ses diverses activités ? Certes non. Mais d’autres amies se chargeront, j’espère, de compléter le beau tableau qu’a composé Françoise durant toute sa vie.
            C’est  peu dire qu’elle va nous manquer ! Car, ne plus la voir au Festival, dans les rencontres, les manifestations, les débats et les colloques féministes, c’est déjà une douleur que je ressens et que nous serons très nombreuses à éprouver et à partager.

Ghaïss Jasser : Présidente du Festival International de Films de Femmes de Créteil
pour
Jackie Buet : Fondatrice et Directrice du Festival International de Films de Femmes
Alice Colanis : Fondatrice de Dialogue de Femmes
Danièlle Seignourel : Collègue de Françoise au CNIDFF

Jamileh Nedai : Cinéaste 

Thursday, June 05, 2014

La Salpêtrière de Paris sous l’Ancien Régime : lieu d’exclusion et de punition pour femmes

http://criminocorpus.revues.org/264

« Faire vivre la laïcité », sous la direction d’A. Seksig

Samedi 31 mai 2014
Vient de paraître Faire vivre la laïcité, ouvrage collectif, utile et singulier1. Il rend enfin public deux  des derniers travaux de la mission Laïcité du Haut conseil à l’intégration (HCI) liquidée par  le cabinet de Jean-Marc Ayrault2

La laïcité dans l’enseignement supérieur et dans la société

Le livre contient l’Avis du 28 mars 2013, Expression religieuse et laïcité dans les établissements publics d’enseignement supérieur en France. Ce rapport  fait le point avec précision sur les problèmes rencontrés à l’université et dans les écoles supérieures en matière d’expression religieuse et de laïcité : professeurs empêchés de faire cours au nom de convictions religieuses, récusations d’un examinateur en raison de son sexe, financements et allocations d’un local à des organisations manifestement communautaristes… Tout en cherchant à préserver la tradition libérale de l’Université, le rapport prend acte que la réalité universitaire  d’aujourd’hui n’est plus celle du XIXe siècle et qu’il convient de garantir par la neutralité laïque la liberté et la sérénité indispensables à l’enseignement et à la recherche.
Le second grand texte du volume rassemble les Actes des Conférences organisées en 2012 et 2013 par le HCI. L’ensemble foisonne d’analyses instruites et de discussions concrètes sur l’école mais aussi sur des secteurs de la vie sociale trop longtemps contournés quand on traite de laïcité, comme l’Hôpital, le travail social, la petite enfance et  l’entreprise privée.

Un Manifeste pour réfléchir à des solutions

Ces deux textes sont précédés d’un avant-propos d’Élisabeth Badinter et d’un Manifeste pour faire vivre la laïcité signé des 24 bénévoles qui ont œuvré à la mission Laïcité du HCI. Ce texte militant ne cache rien des difficultés présentes. Il rappelle  que des mouvances religieuses font pression sur la société pour mettre fin à la suprématie du droit civil sur les interprètes des commandements religieux. Il montre également que la laïcité est aujourdhui  prise en tenaille entre la xénophobie identitaire et le communautarisme inclusif qui aggravent chacun à leur façon la fragmentation sociale.

Contre le déni de réalité

Une réunion de présentation de cet ouvrage collectif s’est tenue mardi 27 mai dans l’Amphithéâtre Abbé Grégoire du Conservatoire national des Arts et Métiers (Paris). Autour d’Alain Seksig, cinq des contributeurs du livre ont présenté succinctement leur champ d’intervention. Natalia Baleato, directrice de la crèche Baby-Loup, a expliqué avec sobriété la pugnacité nécessaire pour résister à l’intimidation intégriste. Le Pr Sadek Beloucif (hôpital Avicenne) a rendu compte du travail déjà accompli  pour surmonter à l’aide de la laïcité les difficultés qui apparaissent au quotidien dans des établissements publics où doit aussi être respectée l’autonomie du patient. La sociologue Yolène Dilas-Rocherieux a pointé l’antagonisme  des requêtes communautaristes  et de l’article 1 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 et insisté sur la puissance normative de la laïcité comme code de vie collective. Et Philippe Fanartzis (Paprec) a évoqué le besoin pour de nombreuses entreprises privées de se doter d’une « charte de la laïcité et de la diversité », afin d’anticiper avant que des difficultés ne surviennent.
Élisabeth Badinter a clos les interventions de la tribune sur le déni de la réalité de l’intégrisme religieux. Elle a montré que ce déni opérait comme une censure efficace contraignant  à taire un attachement très majoritaire à l’universalité laïque.
Un échange s’est ensuite engagé avec l’auditoire, qui remplissait l’Amphithéâtre, sur la querelle des accompagnateurs de sorties scolaires, l’interprétation des statistiques des conflits surgissant au quotidien, le besoin d’un « intellectuel collectif » de la laïcité et sur l’apparition à l’école publique de nouvelles tenues religieuses3.

Après le 25 mai 2014

Cette réunion s’est tenue deux jours après le désastre électoral du 25 mai 2014. Elle a confirmé que les politiciens et divers idéologues de « gauche » qui ont abandonné au FN la classe ouvrière et les secteurs les plus précarisés du peuple, ont également déserté la laïcité républicaine, toujours au bénéfice du FN.  
Le combat à mener contre le déni du péril intégriste, contre les intimidations, les confusions et les détournements, n’est cependant pas perdu. Car il s’agit maintenant d’offrir à l’immense majorité des Français, sans religion et de toutes religions,  attachés à l’intégration républicaine, les moyens de se revendiquer de la laïcité, de la faire évoluer en fonction des besoins présents et d’apercevoir ce que nous perdrions  si elle venait à disparaître.
Ainsi, cette réunion appelée par « l’ex-mission Laïcité du HCI » a montré que des forces étaient partout disponibles pour assumer et propager ce bien structurant d’un peuple libre et fraternel qu’est la laïcité. Chacun, malgré les difficultés socio-économiques et à cause d’elles, peut devenir co-auteur responsable de la laïcité républicaine et contribuer ainsi « faire vivre la laïcité ». Voilà pourquoi l’article 15 de la Charte de la laïcité à l’école prévoit que « par leurs réflexions et leurs activités, les élèves contribuent à faire vivre la laïcité au sein de leur établissement ».
  1. Faire vivre la laïcité, sous la direction d’Alain Seksig, Avant-propos d’Élisabeth Badinter, Le Publieur, mai 2014, 310 p., 22 €. []
  2. Le Comité de réflexion et de propositions sur la laïcité  auprès du HCI  a été installé en 2010 par le président du HCI suite à la décision du Président de la République de confier au HCI une mission de suivi des questions liées à l’application du principe de laïcité. Les services du Premier ministre ont mis fin à l’automne  2013 à cette  mission,  peu après une campagne de presse mensongère contre son rapport sur l’enseignement supérieur qui avait mystérieusement « fuité », et peu avant l’interdiction par  le cabinet du Premier ministre de la publication de ce rapport par la Documentation française. Et, pour que la signification politique de cet « avis de décès » de la mission Laïcité du HCI n’échappe à personne, on trouva en décembre 2013 sur le site du Premier ministre un « rapport sur la refondation de la politique d’intégration » d’inspiration communautariste, visant à substituer une politique dite d’ « inclusion » à une politique républicaine d’intégration. La mise en ligne sur le site du Premier ministre de ce rapport signa sans gloire le  second « avis de décès » de la mission Laïcité du HCI. []
  3. Sur cette questions des « abayas », l’auditoire a été renvoyé la contribution de Sophie Mazet : http://www.hommes-et-migrations.fr/index.php?id=6581. []

Hommage à Helma Sanders

http://www.filmsdefemmes.com/sites/default/files/styles/portrait/public/actualite-images/helma-sanders-brahms.jpg?itok=jGEneh71
Lundi 02 Juin - 12h30
Hommage à Helma Sanders Brahms 
Grâce à Helma, grâce à l’intensité et à la force, de son cinéma nous avons accepté de nous engager dans la restitution de nos vies à travers l’Histoire.
Nous avons pris conscience que nous sommes vivantes et responsables. Désormais nous faisons face à notre histoire personnelle et à la grande Histoire collective.
C’est cela le talent particulier d’Helma : celui de savoir solliciter l’individu dans son histoire et dans l’Histoire. Une oeuvre majeure. 
A partir de cette position (évidente dans son film : Allemagne Mère Blafarde qui connut un très grand succès international), que je ressens comme politique et
artistique, Helma Sanders Brahms a rayonné dans le cinéma européen et mondial de manière forte et constante. Elle a sillonné le monde entier avec ses films à travers les plus
prestigieux festivals collectionnant les récompenses Berlin, Venise, Cannes, Tokyo, Créteil…
 
Ma rencontre avec Helma date de 1979 année de naissance de notre festival . Elle avait déjà une oeuvre en plein essor et notre festival débutant a connu grâce à sa venue un succès public et médiatique
immédiat. Nous étions les « filles des ennemis héréditaires » : c’était de cette façon que nous parlions de nos vies. Elle particulièrement, avec les autres réalisatrices allemandes des années 80, a
apporté au cinéma français une nouvelle dimension : celle de la liberté de passer du documentaire à la fiction, du court métrage au long métrage dans un élan créatif en prise directe avec la réalité.
En France, notre Agnès Varda était alors une des seules à avoir tout essayé. 
Helma a tout tenté, y compris le film musical « Clara », son dernier long métrage fiction que nous avons présenté à la cinémathèque française en 2009 et qui met en
scène la vie et l’oeuvre de Clara et Robert Schuman et Johannes Brahms.
Y compris des parcours inattendus comme aux côtés de Pier Paolo Pasolini suivant son travail sur Médée. C’est d’ailleurs lui qui a fortement encouragé Helma à faire du cinéma de fiction.
J’ai revu récemment un de ses premiers films inédit en France, « les Derniers Jours de Gomorrhe (Die letzten Tage von Gomorrha, 1974) ».
Là aussi je suis admirative devant l’invention formelle qui fait de ce film une vraie aventure de politique fiction, mais surtout une création visionnaire organisée comme un film-d’opéra .
Le festival Internationnal de Films de Femmes de Créteil est fier, je suis fière d’avoir pu découvrir assez tôt l’oeuvre d’Helma SANDERS BRAHMS pour qu’elle reste présente dans les esprits et les coeurs de toutes les spectatrices de Sceaux et de Créteil et surtout qu’elle touche les jeunes générations.
 Sa mémoire sera honorée et nous serons vigilantes pour que son oeuvre demeure.
Jackie BUET
29/05/2014

Actualités

Edito #9 de Danielle Bousquet

4 juin 2014
De l’importance des chiffres
Avez-vous des chiffres ? Cette question est très souvent posée par les sceptiques ou les friands de statistiques quand le sujet de l’égalité femmes-hommes émerge. Oui, les chiffres sont essentiels pour rendre visibles les inégalités entre les femmes et les hommes et mieux les cerner. 
Du rapport Blum de 2000[1] au rapport Ponthieux de 2013[2], des progrès importants ont été réalisés dans la production de statistiques publiques et d’analyses quantitatives relatives à la situation respective des femmes et des hommes dans tous les domaines de la vie.. 
Néanmoins, trois enjeux principaux se posent encore aujourd’hui en la matière : 
  1. Nous manquons de chiffres dans des champs encore insuffisamment explorés : parité dans les associations, excision, chiffres relatifs à la pratique de l’IVG, données sexuées croisées avec la CSP, données actualisées sur les mobilités, etc. ;
  2. Nous manquons de chiffres aux échelons locaux par le développement de données territorialisées et notamment en milieu rural.
  3. Nous avons besoin d’accroître la visibilité, l’accessibilité et l’intelligibilité des chiffres, très nombreux, déjà existants.
Le HCEfh contribue aujourd’hui à répondre à ces enjeux, aux côtés des autres acteurs et actrices de l’égalité femmes-hommes – notamment du Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE) du Ministère des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports qui publie annuellement « Les chiffres clés de l’égalité ».
Cette lettre d’information, dédiée à ce maillon essentiel de la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes que constituent les chiffres sexués, vise à mettre en lumière deux sources phares présentant de manière synthétique les chiffres de l’égalité :
Relevons ici également la création d’un dossier « Femmes et Hommes » sur le site de l’INSEE .
Enfin, un focus est mis sur les chiffres nouveaux rendus publics en ce printemps en matière d’inégalités femmes-hommes dans les quartiers relevant de la politique de la ville et dans les territoires ruraux fragilisés, publiés dans le cadre de l’étude réalisée par le HCEfh, en collaboration avec l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) et l’INSEE.

Je vous invite à vous saisir de ces outils pour mieux comprendre les inégalités sexuées, sociales et territoriales et mieux les combattre.
 
Danielle Bousquet

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